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Archive pour juillet 2015

Réponse du Premier Fédéral à Claude LISE

22-07-2015

Fort-de-France, le 08 juillet 2015

 

 

A

Monsieur Claude LISE

Secrétaire Général du RDM

 

 

 

Réf: 2014-FSM/FB/RP/56

 

Objet : Droit de réponse

                       

 

Monsieur le Secrétaire Général,

 

Dans le quotidien local du 6 juillet 2015 vous déclarez, je cite : « le R.D.M est bâti sur un socle de valeurs et de convictions qui mérite d’être pris en compte. Nous représentons un courant socialiste démocratique qui, sans nous, n’existerait pas. Je considère que la F.S.M est dans une dérive qui ne permet pas au socialisme démocratique de l’être. ».

Monsieur, sans vouloir polémiquer avec vous, ces propos que vous avez tenus constituent une maladroite agression contre la Fédération Socialiste de Martinique.

Vous remettez en cause par cette déclaration les choix politique de mon parti.

C’est indigne venant de la part d’un homme ayant votre stature.

Parce que la voie choisie par la F.S.M pour l’élection de la C.T.M en décembre 2015 ne vous convient pas vous appelez cela « une dérive »…., Sachez, que la F.S.M est un parti démocratique comme le vôtre, et vous en savez un rayon car lors de la création du R.D.M vous vous êtes appuyé sur les statuts du Parti Socialiste qui donne le dernier mot à ses militants pour les choix à opérer.

Par contre je pense que c’est vous qui allez dans une dérive avec ce rapprochement avec les indépendantistes et cela se voit avec les atermoiements de vos élus.

Retenez Monsieur, que la F.S.M n’a pas de leçon à recevoir en matière de démocratie, car elle l’applique depuis sa création.

Recevez, Monsieur le Secrétaire Général, mes salutations distinguées.

 

 Frédérick BERET

Premier Secrétaire Fédéral

Tribune de Jean-Christophe Cambadélis : Contraindre la Grèce à abandonner l’euro serait faire fausse route

09-07-2015

Contraindre la Grèce à abandonner l’euro serait faire fausse route

Lors du référendum du 5 juillet, le peuple grec a, à une large majorité, dit « non ». Il a répondu avec clarté à une question qui en manquait et confirmé son message du précédent scrutin en janvier : il aspire à l’Europe mais il refuse la poursuite de l’austérité qui a réduit d’un quart le PIB du pays et aggravé la précarité – un Grec sur trois vit sous seuil de pauvreté et sans couverture médicale. Le vote des Grecs doit être respecté – il est l’expression d’une démocratie – et justement interprété – il est d’abord un vote de souffrance sociale. Comprendre cette réalité est indispensable alors que s’ouvre une phase d’incertitude pour la Grèce et l’Union européenne. Pour l’éviter, avec constance et prescience, le Président de la République française a, dans les jours qui ont précédé, inlassablement plaidé pour qu’un accord soit forgé avant le référendum entre la Grèce et ses partenaires européens, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. La négociation a été interrompue par les uns, puis suspendue par les autres. Cette occasion perdue conduit aujourd’hui l’Europe à un moment majeur de son histoire. Profondément attaché à la construction de l’Europe et, au nom de son idéal même, à la réorientation de ses politiques, le Parti socialiste entend éclairer le débat public et rappeler, face aux analyses court-termistes et alors que se réveillent des forces nationalistes, les enjeux qui doivent orienter les choix d’intérêt général européen. La Grèce doit rester dans la zone euro : c’est notre conviction et c’est notre combat. Une sortie – quelles que soient ses modalités juridiques – auraient des conséquences massives pour le peuple grec mais pas seulement pour lui. Le retour à la drachme et la dévaluation de la nouvelle monnaie vis-à-vis de sa parité initiale avec l’euro provoqueraient l’appauvrissement accru des salariés et des retraités, ainsi que le renchérissement des produits importés et de la dette extérieure. Comment la zone euro, quant à elle, vivrait-elle ce bouleversement ? Bien sûr, des protections ont été édifiées au cours des dernières années : le Mécanisme européen de stabilité doté d’une capacité d’emprunt de 700 milliards d’euros, la surveillance par la BCE des banques de l’eurozone, d’autres leviers encore, sont autant de progrès qui renforcent la solidité de la monnaie unique. Reste une réalité politique : la sortie de la Grèce de l’euro signifierait que celui-ci pourrait être réversible, ce que, dans la mondialisation, ne manqueraient pas d’interpréter et d’utiliser les autres puissances continentales et qu’au sein même de l’Union, les partis xénophobes et nationalistes exploiteraient à leurs fins.
Quant à ceux qui prédisent que l’expulsion de la Grèce hors l’euro réglerait la faiblesse originelle de l’union monétaire – une même monnaie, des économies disjointes –, ils font fausse route : loin de susciter un débat sur la politique économique avec un lieu pour le faire, cette voie conduirait à l’ordo-libéralisme pour viatique. Or s’il faut à coup sûr des règles budgétaires dans une zone monétaire dont chaque Etat membre est un dépositaire et si chaque pays a intérêt à la gestion sérieuse de ses finances publiques au nom même de sa souveraineté politique face aux marchés, une politique économique ne peut seulement être affaire de règles comptables. Elle doit se fonder sur des objectifs économiques partagés pour la croissance durable, l’investissement, l’innovation, l’emploi, le progrès social. C’est d’ailleurs la voie qu’a commencé d’emprunter l’Union à travers, notamment, le plan dit « Juncker » ou encore la Garantie jeunes. Voilà pourquoi le moment que traverse la zone euro, loin d’être synonyme de recul, pourrait permettre une avancée pour tous les Européens : une coordination budgétaire, une intégration économique, une convergence fiscale et sociale accrues avec un suivi démocratique affirmé.
Données connues, effets inconnus, cette vérité ne vaut pas que pour l’économie. Les effets les plus profonds, les plus durables, certainement les plus dangereux, d’un « grexit » seraient avant tout géopolitiques. Veut-on une Grèce laissée à elle-même, une Grèce dans le chaos, quelque part entre les Balkans et le Levant, alors que chaque jour, les gouvernements et les peuples européens doivent faire face à de nouveaux enjeux migratoires, mais aussi la menace du terrorisme fondamentaliste ? Comprendre la situation dans sa globalité, se hisser et se projeter, c’est cela – n’en déplaise à la directrice générale du FMI – se comporter en adultes. Voilà pourquoi être Européen, c’est avoir une vision, et avoir une vision, c’est vouloir la négociation. Pour trouver un accord durable, fiable et supportable. Pour qu’il soit durable, ce compromis – ce mot qui a fait l’Europe est une volonté autant qu’une méthode – doit inclure le traitement de la dette grecque. Pour être fiable, il doit s’accompagner d’un plan de remise en route du pays par un soutien à l’économie grecque et à ses atouts – notamment maritimes – afin d’élever son potentiel de croissance. Pour être supportable, les réformes attendues de la part du pays doivent préserver les personnes les plus fragiles. Car il s’agit pour la Grèce, de son côté, de reconstituer un véritable Etat qui lève l’impôt, lutte effectivement et efficacement contre les rentes qui bloquent des secteurs d’activité entiers, réduise ses dépenses militaires plutôt que ses dépenses sociales et d’avenir. C’est cela, la solidarité affirmée et avisée sur laquelle le projet européen s’est fondé.
Dans ce moment dont chacun mesure l’importance pour l’Europe, la droite française a, hélas, choisi de faire de la question grecque et de ses enjeux une affaire de positionnement partisan, de penser à elle pour 2017 plutôt qu’à l’Europe en 2015. Qu’elle soit envisagée dans l’outrance verbale de M. Sarkozy ou formulée sur un ton badin par M. Juppé, la sortie de la zone euro pour les Grecs est déraisonnable et irresponsable. Oui, la négociation est le chemin de l’intérêt général européen, donc celui de la France. François Hollande en est l’inlassable partisan et artisan. Parce qu’il n’y a aucune fatalité à la déconstruction de l’Europe. Parce que l’avenir de nos peuples se bâtit dans le présent.

Jean-Christophe Cambadélis Premier secrétaire du Parti socialiste

CRISE GRECQUE

08-07-2015

 

Louis Joseph MANSCOUR Député européen s’exprime sur la sortie ou non de la Grèce dans la zone euro

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LETTRE OUVERTE DU PREMIER FEDERAL

03-07-2015

Fort de France,  30  juin 2015

           Réf : 2015-FSM/FB/RP/54

 

Objet : la lutte contre les algues sargasses

 

Madame la Ministre

 

Par courrier daté du 7 octobre 2014, j’ai attiré votre attention sur le phénomène d’échouage massif d’algues sargasses sur le littoral martiniquais en insistant sur l’impact sanitaire, économique et environnemental de ce phénomène.

Depuis le début de l’année, on estimerait à 60000 tonnes la quantité d’algues sargasses  qui se seraient échouées sur nos côtes. Nous savons désormais que le gaz H2S (hydrogène sulfuré) issu de la putréfaction de grande quantité d’algues est toxique et c’est devenu insoutenable pour les populations concernées qui souffrent depuis de nombreux mois d’affections diverses.

Le 20 mars, le Préfet a présenté les initiatives qui seront mises en œuvres pour soutenir afin l’effort des collectivités locales pour ramasser les algues sargasses, nettoyer le littoral, et pour financer des projets opérationnels.

Je pense que cela ne suffit pas pour endiguer cette invasion. Je propose que l’on élabore un véritable plan d’actions. La France a connu un problème similaire en 2006 avec les « marées vertes » en Bretagne et le gouvernement  en 2010 a publié un plan d’action qui visait à :

  • Améliorer les connaissances et la gestion des risques
  • la mise en oeuvres d’ actions curatives
  • La construction de digesteurs pour méthaniser les algues

Je propose que :

  • le gouvernement élabore un véritable plan de lutte contre les algues sargasses, et propose des solutions de collectes et de protections de la population.
  • un ramassage  en mer (au large) soit testé avant que les algues n’échouent sur les côtes
  • le C.E.V.A. (centre d’étude et de valorisation des algues) étudie  le phénomène sargasse

Les solutions existent, je demande simplement de voir comment des dispositions qui ont été prévues pour la lutte contre l’algue verte soient transposées pour la lutte contre les algues sargasses.

Par ailleurs,  je précise que j’apporte mon entier soutien à tous ceux  qui demandent que l’Etat décrète l’état de catastrophe naturelle face à la prolifération d’algues sargasses  sur le littoral martiniquais.

Recevez, Madame la Ministre, mes amitiés socialistes.

          Frédérick BERET                                               

                                                                                                                                                                                                                Premier Secrétaire Fédéral

 

 

  

            Copie :

  • Madame Ségolène ROYAL Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
  • Madame George PAU-LANGEVIN Ministre des Outremer
  • Madame Marisol TOURAINE Ministre des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes