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“Nous les laisser pour compte… »

14-10-2013

 

TRIBUNE SECTION FORT-DE-FRANCE

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            “Nous les laisser pour compte… »

Samedi 28 septembre dans le France-Antilles, un témoignage poignant a mis en évidence les combats politiques nécessaires qui restent à accomplir.

A 79 ans, Monsieur Marcel Serveur a « une maison inachevée, un confort sommaire et pas d’électricité ». En 2013, cela est-il encore acceptable ?!

Ces petites gens retraitées avec une maigre pension sont les grands oubliés de notre société car ils sont plus sages, plus discrets, plus « raisonnables ». Doit-on pour pourtant n’obéir en politique qu’à répondre aux problématiques « porteuses » car faisant l’objet d’un battage médiatique important ? Attention à ne pas tomber dans les travers des temps modernes, du tout, tout de suite ! Le temps politique suppose un temps plus long, un travail de l’ombre pour s’attaquer en profondeur aux racines des problèmes de fonds : le chômage, la précarité, l’habitat insalubre, la violence, l’illettrisme. Ces thématiques s’entremêlent inextricablement. Car, oui c’est bien les populations les plus pauvres qui sont les victimes principales.

La politique est bien de contribuer au mieux-être de l’intérêt général !

La question du logement prenons la à bras le corps car la sécurité, le bien-être passent par là. Victorin LUREL y travaille avec un « plan logement pour les outre-mer » pour résorber la pénurie, rappelons qu’il manque 100 000 logements sociaux sur l’ensemble des outre-mer. Le Ministre socialiste s’est ainsi engagé pour mettre en place une programmation pluriannuelle par territoire. Il souhaite une accélération de la cession gratuite du foncier de l’Etat. Ce plan logement devrait aussi permettre de dynamiser un secteur d’activité où l’emploi est non délocalisable avec des ramifications vers la formation professionnelle. Pour nos quartiers foyalais, on peut imaginer le début de la rénovation urbaine par tranche afin de donner le temps à ses habitants d’être relogés momentanément dans des conditions décentes.

La violence : les socialistes s’y attaquent ! Fini le temps de l’angélisme et des oeillères, le réalisme et le pragmatisme priment face à l’urgence. Ainsi, Victorin LUREL promet « une nouvelle politique pénale ». Il y aura bientôt une circulaire spécifique pour la Martinique et la Guadeloupe avec un effectif redéployé et mieux coordonné avec plus d’implication des partenaires locaux. Tout en insistant sur la « coproduction », c’est en effet seulement  tous ensemble : élus, associations, syndicats, Etat, Région, Département, population, que nous pourrons résoudre ce problème ! Nous sollicitons ainsi plutôt qu’une commission d’experts sur la question des armes n’étant qu’un aspect de la question, la mise en place d’une réunion de travail technique lors de la venue du Ministre de l’Intérieur Manuel Valls en octobre.

Nous, socialistes, agissons pour le peuple, pour les petits, et le gouvernement marque ses efforts comme jamais auparavant pour les outre-mer par le biais de son ministre Victorin LUREL.

Les pratiques politiques peuvent changer et amorcer leur modernisation ! Les combats pour la conquête du pouvoir sont plus que jamais  fondés sur un vote pour la personne et non sur un vote de projet. Mais sans programme, sans plan d’actions, sans vision politique où allons-nous ? C’est pourquoi le renouvellement des élus grâce à l’implication de nouveaux citoyens dans la politique est la seule possibilité de faire évoluer les choses. Chacun d’entre nous, à son échelle, peut contribuer à ce changement par son implication militante. Le défaitisme, la fatalité, l’attitude spectatrice sont des éléments déstructurants pour notre société. L’engagement, la création, la réalisation d’actions, la prise de responsabilité individuelle pour servir l’intérêt collectif sont les clés de la réussite pour notre société martiniquaise. Le changement commence par chacun individuellement sans devoir attendre toujours sur les autres ou ses voisins. Une fois en action, le collectif et la solidarité s’aggloméreront à l’initiative positive.

Laurent BODROS.

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